Trois jours en Triumph Bobber Full Black

Semaine dernière, j’étais trois jours durant au guidon de la nouvelle Triumph Bonneville Bobber version Full Black. Elle avait été présentée par la marque au festival Midnight Garage à Paris.

Modèle qui rentre directement en concurrence avec le Forty-Eight de chez Harley-Davidson et l’Indian Scout Bobber. Points communs : elles ont toutes trois un moteur 1200cm3 et une grosse roue avant.

J’ai déjà roulé avec le 48 mais pas l’Indian. Cette fois-là, c’était au tour du Bobber Full Black de Triumph de passer devant mon objectif et entre mes jambes, lors d’un essai en ville et à la campagne. J’ai testé cette moto durant mes vacances. J’en ai vite profité pour aller sur Paris faire quelques clichés. J’ai donc quitté le siège de Triumph France à Croissy Beaubourg, direction l’autoroute A4 vers la capitale avec 20 minutes de voix rapide, ce qui m’a permis de mettre le régulateur de vitesse pour également le tester. Il est composé d’un bouton à presser pour enclencher ce dernier, par contre, nulle possibilité de régler la vitesse avec un petit + et – quand il est en fonction, comme souvent sur un régulateur de vitesse. Pour le désactiver, il faut appuyer de nouveau sur le bouton ou soit freiner. Toutes les commandes sont facilement accessibles et très bien positionnées. Il y a même un bouton warning sur la droite.

Sur Paris, je me dirigeais du côté du Canal Saint-Martin. Arrivé vers Bastille, ça bouchonnait déjà, la moto n’étant pas très large et assez maniable, je me faufilais facilement. Elle est assez simple à déplacer qu’on soit sur la moto en s’aidant des pieds ou debout sur le côté. Les petits gabarits devraient se retrouver à leur aise, même si elle accuse près de 240 Kg. Assis, mesurant 172 cm, j’étais bien positionné. J’ai aussi essayé quelques réglages du siège, le positionnant en arrière. Tout compte fait, la position initiale était la plus adéquate. Selon le gabarit, il faut ajuster.

Après quelques lieux que j’aime fréquenter et un café en terrasse, je traversais Paris en passant de nouveau La Bastille, Saint Michel, Odéon, puis Montparnasse pour déjeuner.

Le programme de l’après-midi était intéressant car je partais avec un ami en rejoindre deux autres dans la Vallée de Chevreuse. Comme nous avions un peu d’avance, et connaissant bien le coin, je décidais d’emprunter les petites routes que j’ai l’habitude d’enchaîner quand je fais des essais moto. Cela me permet d’avoir des points de repère, de plus, elles sont top.


Nous avons continué et pris la direction de Dampierre par des petites routes sinueuses. Il faisait déjà 26°C, c’était très agréable, l’air était chaud. Avec ce beau temps et le jet, il fallait fermer la bouche pour ne pas se manger des insectes. S’ils ne finissaient pas dans la bouche, ils s’écrasaient sur le masque ou dans la barbe. Je vous passe ici ces détails cosmétiques.

Pour en revenir à la moto : j’aime cette version avec le double-disques 310 mm, étriers flottants Brembo à 2 pistons. Cela freine bien ni trop fort, comme une Truxthon R, mais nettement au-dessus que le Bobber classique. Je dirais même, aussi bien que la T120. Ce que j’affectionne le plus sur cette moto, c’est la puissance à bas régime, je trouve qu’elle envoie bien. Par temps sec, on peut se permettre de désactiver l’anti-patinage. Par temps de pluie, il y a le mode « rain » qui est très pratique, mais je ne l’ai pas analysé durant mon test.

Plus tard, nous sommes allés du côté des 17 tournants en descendant sur Dampierre. La moto était maniable mais il ne fallait pas aller trop vite non plus ; c’est un cruiser pas une sportive. On a tout de même de bonnes sensations en courbe. Bien en mains, on réalise que l’on peut vraiment se faire plaisir, surtout avec les pneus Avon Cobra qui sont très efficaces sur cette machine. Niveau amortisseurs, ce n’est pas si rude qu’on pourrait le croire, en première impression de visu.

Dans la soirée, je suis parti faire quelques photos sur le plateau de Saclay pour capturer le coucher du soleil. Malheureusement, je suis arrivé un peu tard, puis le temps de trouver un endroit sympa, etc. Too late ! Je suis rentré de nuit ce qui m’a permis de rouler avec le nouveau phare Led. On voit très bien mais le plus important, c’est une meilleure visibilité en plein jour. La signature Led, de plus, est très esthétique.

Le mardi, belle journée mais pas de moto sous le soleil. Nous avons fait un pique-nique en famille. Je n’ai pris la moto que vers 20h00 pour aller direction Boulogne effectuer quelques images. Il faut dire que c’était un si grand plaisir de la conduire que je me trouvais toujours une excuse pour la sortir.

Mettre en valeur une moto n’est pas chose facile et j’essaye constamment de trouver des emplacements variés. Parfois, j’aime tellement un lieu, que j’ai envie de photographier chaque bécane au même endroit ; à l’image de mon parking, sous un simple néon de lumière drue.

Le mercredi matin, j’ai filé sur Paris dans une ambiance shopping. J’étais à la recherche d’un nouveau casque pour faire du fixie. Après 7 magasins, j’ai déniché mon bonheur. Ensuite, il me fallait résoudre le problème des sacoches, absentes sur cette moto, donc je dépensais un peu plus dans un sac à dos pour transporter mes achats. Sachez aussi que Triumph a développé des sacoches latérales de bonne capacité. Des 13 litres, très classes, en coton ciré. Tourner dans Paris, OK, c’est pas mal. Or, avec une petite autonomie, — 9 litres je crois — cela demeure pas grand-chose. Cependant, dans le menu compteur, on visualise le niveau d’essence. D’ailleurs en parlant du compteur, on y trouve le compte-tours, la vitesse, l’heure, le rapport engagé ainsi que la programmation de deux trips, ou encore l’état de l’anti-patinage et deux/trois autres choses pratiques.

Après avoir déniché mon bonheur, je suis parti vers Montparnasse puis direction le quartier Mouffetard avec ses petites rues mignonnes. Plus loin, Châtelet, suivi du Marais pour me serrer une Praluline à la Maison Pralus et enfin rejoindre un ami pour déjeuner au Café des Arts et Métiers. Là, on s’est posé tranquilles en dégustant un délicieux tartare au couteau, puis un café pour clore le repas, avant de repartir pour les bords de Seine pour enchaîner quelques shoots.

Concernant la moto et son aspect visuel, j’aurais pensé que sur béquille au bord d’une terrasse de café, voire à un feu rouge, cette Bobber Black aurait trouvé plus de succès. J’ai reçu quelques pouces levés, mais pas autant qu’avec la première version, l’année dernière. Même si elle s’est bien vendue en France l’an passé, paradoxalement, on n’en croise que très rarement sur Paris ou lors d’événements liés à la moto.

Ce jour-là, je portais le blouson Bobber Black en cuir de chez Triumph. Un produit au style vintage mais assez technique avec une doublure thermique, des poches pour y glisser des protections D3O ainsi que deux ouvertures au niveau de la poitrine (quasi au niveau des épaules). Il y en a une de plus dans le dos pour laisser passer l’air quand il fait trop chaud — aka système AirFlow Tech. Dommage pour moi, les bretelles de mon sac obturaient l’entrée de ces passages respirants. Le blouson me couvrait bien les lombaires et j’étais à l’aise dedans. Voilà. On retrouve ce produit dans les concessions.

J’adore toujours autant la clé sur le côté pour mettre le contact. Ça m’est arrivé deux trois fois d’oublier celle-ci en descendant de la moto, après avoir éteint le moteur au guidon. Comme vous l’avez constaté, point de selle passager ni autres repose-pieds. Pour répondre à cette demande, Triumph a sorti la Speedmaster.

Conclusion : je préfère cette version du Bobber, en espérant que le prochain modèle aura de nouveau la signature Led et son régulateur de vitesse. Tout cela donne deux motos différentes à l’image d’un Sportster 48 et d’un(e) Iron 1200 ou encore de l’Indian Scout et sa variante Scout Bobber.

Allez, je vous recommande d’aller essayer cette superbe Bobber Black, les week-ends du 24, 25 et 26 mai, lors de journées portes ouvertes dans toutes les concessions Triumph de l’hexagone.

 

This article has 3 Comments

  1. Je trouve cette selle solo suspendue un peu bizarre niveau look …. mais ce n’est que ma vision à moi.
    Pour voir roulé en 48 pendant longtemps, le fait qu’une moto puisse faire du duo même en option est important..
    Là, c’est niet.
    Mais belle basse tout de même …

    1. Pour posséder la version ‘classique’ de cette bécane, je confirme que c’est une excellente machine, avec laquelle on peut enquiller si on n’a pas peur de frotter les repose-pieds et/ou ses pompes. Joli bruit, bon moulin bien coupleux, commandes toutes douces et super look à condition de virer l’immonde bloc feu arrière et clignos. En bonus le confort est étonnant au vu du style, j’ai plusieurs fois fait 400 bornes dans la journée sans séquelles particulières (j’ai 53 ans), et 11’000 bornes en un an. Le vrai bémol reste l’autonomie, et il faudrait sans doute que Triumph la monte un peu en cylindrée (une 1500!) pour m’éviter d’aller voir du côté de la nouvelle street bob (avec un autre guidon et qq modifs esthétiques) .
      Sinon bravo Laurent comme d’hab.

  2. Merci pour les belles photos et compte rendu!

    Perso je trouve la selle solo très belle – Mais idem Eric je ne conçois jamais une moto sans partage possible … Mon fils – ma fille – ma femme – une autostoppeuse … Comment? … Si j’ai un deuxième casque quand je roule loin: Etre prêt à tout!

    GG

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