Le Sportster Roadster à l’essai

Dernièrement, Harley-Davidson France m’a mis à disposition le 1200 Roadster, le dernier né de la gamme Sportster. J’avais vraiment hâte de l’essayer car il a beaucoup de choses qu’on aimerait avoir sur un Sportster.
On dit souvent que le 883 suffit pour faire des petits trajets au quotidien et quelques road trip de temps en temps mais le 1200 est tout de même plus agréable à conduire lorsque l’on veut s’évader. Pour rappel, je conduis toute l’année un Sportster Iron 883 de 2010, ce qui me permet de comparer facilement.

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Pour en revenir à la motorisation, un exemple flagrant, quand on est en 5 ème sur un 883, on cherche souvent la 6ème qui n’existe pas. Avec le 1200, en 4ème, on est un peu au même régime moteur que le 883 en 5 ème mais il reste encore une vitesse qui est bien agréable au quotidien. J’ai trouvé que le moteur chauffait rapidement, je me suis fait surprendre trois fois par les échappements qui commençaient à bien chauffer mon mollet. Il se peut qu’avec un Stage 1, elle respire mieux, se libère un peu et du coup, chauffe moins. Ça l’avantage aussi d’avoir une belle sonorité Harley-Davidson selon les échappements choisis. (On peut changer les échappements sans faire le Stage 1). La moto avait moins de 3000km, on peut dire qu’elle est encore en rodage mais on sent déjà bien la puissance du 1200 cm3.

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Ensuite les deux choses les plus intéressantes sur cette moto, c’est premièrement la fourche inversée de 43mm triple té qui est efficace en plus d’être jolie. La deuxième est le système de freinage ABS avec deux disques de frein flottants qui donnent un look agressive mais surtout qui fonctionnent très très bien. Ouf, un Sportster qui freine. Le duo est juste parfait pour ce modèle qui se veut un peu sport tout en étant un custom. L’exemple est marquant quand on enchaine en pleine heure de pointe l’autoroute et le périphérique parisien. Mieux vaut avoir une moto maniable et qui freine très bien même sur sol mouillé. Et là, elle réagit sans problème. D’ailleurs, j’ai été assez surpris des pneus Dunlop GT502 qui tiennent agréablement bien le pavé. Encore mieux bien entendu surtout sur les belles routes goudronnées. Elle peut prendre de l’angle même si on peut déjà aussi le faire avec un Sportster Iron. Je pense que les nouveaux amortisseurs arrière à émulsion haut de gamme ainsi que la jante 18 apportent aussi du confort à la tenue de route.

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La position de conduite est très agréable avec cette selle type café racer, l’assise est très correcte. A voir tout de même sur des longs trajets. Le guidon étant bas, la position change du Sportster Iron. Mais je n’ai pas eu mal au dos. Cela donne une conduite plus sportive, plus agressive. Par contre, on a tendance à conduire plus avec le devant de la chaussure sur les reposes pieds que le milieu habituellement sur ce type de modèle qui à les commandes médianes. Cela dépend aussi de la taille du pilote. J’aurais bien apprécié des commandes légèrement reculées par rapport au style de la moto. (Je pense que ça peut se trouver par la suite sans problème.)

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Pour ce qui est des rétroviseurs qui sont au-dessus du guidon, on ne voit pas grand chose. J’ai voulu à plusieurs reprises les mettre en bas car on voit vraiment mieux mais je n’allais pas modifier la moto d’essai.
Au niveau du tableau de bord, le nouveau compteur digital pour la vitesse est vraiment très sympa. L’écran s’éclaire en vert le jour et orange la nuit. Le compte-tour est bien lisible. Le rapport engagé est bien pratique. Toujours pas malheureusement d’information sur ce qui reste dans le réservoir 12litres, juste le témoin de la réserve d’essence.

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Sur la partie esthétique, ça reste un avis très personnel mais j’aime beaucoup le garde-boue avant court qui est en fibres. L’arrière tronqué apporte un côté sport à la moto, dommage qu’on voit proche de la selle les trous des passe-câbles pour les feux. J’aimais bien les couvres sabres qu’on retrouve sur les autres modèles, là c’est brut, on voit les soudures. Ce que j’aime moins, c’est le moteur bi-couleur gris et noir et de nouveau ce filtre à air ovale qu’on a tendance à taper avec le genoux. Un filtre rond qui équipe le Forty-Eight 2016 aurait été bien vu. Les jantes sont assez jolies, ça change de ce qu’on voit habituellement.
Dans l’ensemble, ça reste une superbe base pour préparer un très beau Sportster type Scrambler. Chacun fera de ce Roadster ce qu’il veut, Cafe Racer, Bobber, le laisser stock ou autres. Il faudrait juste que je l’essaye un jour avec un stage 1 car je pense que ça peut que lui faire du bien.

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En tout cas, je me suis fait plaisir  avec cette moto en me baladant dans Paris tôt le matin. Un peu moins dans le trafic aux heures de pointe quant à  la Vallée de Chevreuse comme terrain de jeu pour cet essai, c’est plutôt agréable quand on connait.

Il faudra débourser entre 12490€ et 13090€ selon le coloris pour se faire plaisir.

Plus d’informations sur le Roadster ici : www.harley-davidson.com

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This article has 7 Comments

  1. J avoue , une belle reussite ce Roadster comme l Iron et le 48 le sont dans leur style.
    Apres mes 48 , je ne pensais pas que HD se risquerais avec une declinaison de la sorte, grandes roues, pneus « taille basse », fourche inversée de 43 et nouvelles suspensions arrieres et doubles disques flottqnts , ce qui la rend tres fun,tres saine pour un sporty….. ça change 🙂

    bravo

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