Quelques jours en Triumph scrambler 1200 XE

Après avoir été agréablement emballé lors de la présentation de la Triumph Srambler 1200 XE à la soirée de la concession Triumph Montlhéry, j’ai tout de suite programmé un essai pour faire des photos et un article. Quelques semaines plus tard, direction Triumph France à Croissy Beaubourg pour aller récupérer ce magnifique jouet pour adultes.


Après quelques explications sur le démarrage de la moto et le fonctionnement de l’ordinateur de bord avec l’écran TFT incluant deux modes d’affichages avec beaucoup d’informations utiles.  Clé dans la poche, j’appuie sur le bouton rouge à droite, une fois vers le haut, l’écran s’allume avec un petit message comme « Bon après-midi Laurent », ensuite une première fois en bas pour activer la pompe, main gauche sur l’embrayage et une seconde fois vers le bas  pour démarrer. Repérage des boutons qui peuvent m’être utile sur mon trajet.  Je passe la première et je démarre, direction l’autoroute A4. Je m’adapte à la position de conduite qui est assez haute, j’y vais tranquillement sur les deux premiers ronds point et ensuite l’autoroute. Trente kilomètres de voies rapides, ça donne le temps de s’habituer à la position. J’active le régulateur de vitesse que j’avais connue sur la Triumph Bobber Full Black, un équipement de série sur le modèle XE. Je trouve que c’est assez pratique et vraiment simple d’utilisation.  Je suis déjà assez content de ce petit trajet.

En fin de journée, j’ai été chercher un coucher de soleil pour faire des photos dans un décor avec un peu de terre, ce qui m’a permis aussi de tester le mode off road et off road pro qui ce dernier est réservé aux motos Adventure Triumph. Ca change la cartographie, désactive l’anti patinage et l’ABS. Étant un peu pris par le temps, je n’ai pas trop tardé, je me suis promis de revenir le lendemain soir tester tout ça.

Le mercredi midi, je suis parti dans le 91 direction une carrière de sable où j’allais avec des amis il y  a 14 ans avec ma moto d’enduro 400 WRf, je savais très bien où je pouvais me balader avec cette moto. Cette dernière montée avec des pneus Metzeler Tourance, il ne fallait pas trop que je m’aventure trop loin. Ça c’était ce que je m’étais dit, dans la pratique je me suis aventuré et bien entendu, j’ai tanké la moto dans le sable. J’ai mis quelques minutes et beaucoup d’efforts pour la sortir de ce merdier car bien entendu j’étais seul. J’avais fait mon sport du midi et je transpirais bien dans mon casque. La boucle arrière a bien été pratique pour m’aider à la sortir de là.  Voyant que ça allait être compliqué, je suis reparti toujours avec le mode off road pro pour reprendre le chemin en terre et continuer à m’amuser. J’aurai eu d’autres pneus et une personne avec moi, je pense qu’on aurait pu descendre. Il faisait un temps magnifique et pas trop froid. Cette moto est vraiment cool avec cette grande fourche inversée et sa roue avant en 21 pouces. J’avais par moments la sensation de revivre ce que je faisais au même endroit avec mon 400. Ce plaisir de parcourir des chemins dans la forêt à moto. J’en ai passé des dimanches dans la campagne, j’avais un petit faible pour la boue.

Ça tombe bien car le soir, j’avais un parcours de prévu sur des petits chemins de terre rempli de flotte. Je ne vous cache pas que j’avais envie de jouer avec cette moto. Je n’ai même pas pensé un instant à mon épaule gauche. Equipé avec des protections et mes bottes, je suis parti m’aventurer dans ces chemins, j’ai juste prié pour ne pas rester bloqué dans une marre car avec ces pneus, je pense que j’aurai bien galéré pour sortir la moto. Je me suis régalé, la moto glissait, je me prenais de la boue et de la flotte sur le masque. J’ai fait mon petit parcours habituel dans ce coin, c’était vraiment excellent. Avec des pneus TKC80 ou d’autres pneus dans le même style, ça aurait été autre chose. Cette moto donne envie de prendre des chemins de terre. La moto est haute, moi de taille classique, il faut faire attention en s’aidant des pieds car j’étais souvent sur la pointe des pieds et on peut rapidement perdre l’équilibre. La moto est un peu lourde mais est très maniable. La position est bonne debout sur les cales pieds. Elle avait de la terre et de la boue partout, un peu comme moi d’ailleurs. J’en ai passé du temps à la nettoyer et tout enlever juste après. Elle est donc bien pour jouer, elle n’est pas que faite pour les petits chemins à travers un champ. Si vous partez en road trip, ça ouvre d’avantage de possibilité à votre parcours. Sur les premières photos, vous avez un système d’attache de sac, il y a une sacoche d’un bon volume qui se fixe sur les 4 points d’attaches. Bien entendu avec toutes ces motos néo rétro look scrambler, dans la réalité, vous irez moins de dix fois faire ce genre de délire, ensuite, elle passera son temps sur le goudron. Je l’avais que quelques jours, alors, j’en ai profité.

Le jeudi, encore une belle journée, je décide de partir du côté de Longjumeau pour faire un peu de ville tout de même. Elle a carrément sa place sur la route avec son style off road. La moto est maniable, il faut se mettre en mode Road ou Sport. Après à vous de rouler selon votre style de conduite. Pas besoin de rouler vite pour apprécier le deuxième mode.  Le guidon arrive à la hauteur des rétroviseurs des SUV, ce n’est pas gênant en soi, c’est juste pour vous dire qu’on est haut sur cette moto.  Il faut bien lever la jambe pour monter dessus.

Le soir, je suis parti sur Paris voir ce que donnait cette moto dans la circulation. Dans la Capitale avec le nombre de feu tricolore, on mets régulièrement le pied à terre, moi sur la pointe des pieds car je n’ai pas les pieds à plat même avec la selle basse qui au passage n’est pas ultra confortable et assez plate. En ville, la moto chauffe, on entend souvent le ventilateur se mettre en route. Mais ce qui me dérange le plus, c’est vraiment la chaleur de l’échappement au niveau de la cuisse, c’est très désagréable. Au point que quand je suis au feu rouge, au moment de démarrer, je fais un jeu de jambe. Je m’explique, en temps normal, vous avez le pied droit au sol et le pied gauche sur le repose pied prêt à passer la première. Là, si vous faites ça vous avez votre cuisse vraiment en contact avec le pare chaleur de l’échappement. Comme sur la 900 Scrambler ou la Street Scrambler, il faut mettre le pied gauche à terre, le pied droit sur le repose-pied, ce qui permet de ne plus avoir la cuisse en contact, alors quand le feu passe au vert, changement de position pour ne pas perdre l’équilibre. Bref, c’est chiant. Le pot haut sur ce scrambler est un peu l’ADN de cette moto comme est le réservoir peanut sur un 48. Deux éléments qu’on ne veut pas retirer ou trop modifier. Mais là, il faut vraiment trouver une solution, pour moi, c’est vraiment le gros point négatif de cette moto.

En partant de la Porte d’Orléans, j’ai traversé Paris en passant par Saint Michel, puis Bourse puis direction Montmartre afin de tourner dans les petites rues, généralement, je me perds toujours au moins une fois, ce qui m’oblige souvent à refaire un tour. Je me suis posé place de Dalida, la rue est superbe et on peut voir le Sacré Cœur en arrière-plan. Pour faire la photo ci-dessous, j’ai passé plus de 25 minutes, le temps de faire mes réglages mais surtout d’attendre les voitures qui ne passent pas souvent à cette heure-là et de calculer le temps de pose. Le retour en passant par la Tour Eiffel, j’adore Paris la nuit.

Cette moto attire l’œil, les passants la regardent, les automobilistes et les motards échangent une parole au feu rouge. Est-ce s’est un nouveau modèle ou une moto préparée ?

L’essai s’est terminé avec encore une belle journée ensoleillée. Les matins étaient frais, ce qui m’a permis d’activer les poignées chauffantes, il y a trois niveaux de chauffe. Il suffit appuyer sur le petit bouton sur la poignée gauche. Elles chauffent rapidement et suffisamment. Les protèges mains coupent du vent, c’est bien pratique aussi.

Ce fut un réel plaisir de conduire cette moto, Elle a un style rétro tout en ayant les dernières technologies comme le super écran TFT très complet en information. J’aime beaucoup les différents modes de conduite, ça apporte quelque chose de plus, il y a un mode Rain que je n’ai pas testé. Le freinage est à la hauteur, la signature Led est jolie et les commandes sont facilement accessibles au guidon. Ce qui me dérange le plus c’est la chaleur du pot d’échappement sur la cuisse. J’ai vu qu’on pouvait mettre en option  un garde boue haut en alu, je pense que ça peut vraiment lui donner un bon style.

www.triumphmotorcycles.fr/bikes/classic/bonneville-scrambler-1200

This article has 5 Comments

  1. Merci pour ce retour intéressant.
    J en suis à ma deuxième R nine t que j adore en particulier son caractère avec une préparation mais que je trouve un peu basse, je pensais donc prendre un trail en complément mais je me demande si cette Xe pourrait être le combo parfait ?
    Sachant que tu roules également sur un nine t, as tu retrouvé un caractère moteur équivalent ?

  2. Bonjour. Bel article. Assurément la plus belle moto triumph pour moi. J’ai démarré avec une Bonneville, puis une Nine T et maintenant une Nine T Scrambler mais celle ci donne à réfléchir.
    Une question : le blouson beige que tu portes sur les dernières photo est-il dispo en magasin?
    Par avance, merci pour ton retour et tes articles.
    Arnaud

    1. Bonsoir, merci pour le commentaire. Cette veste en cuir est dans la collection Scrambler 2019 Triumph, elle est disponible en magasin ou sur commande. Modèle Shirket. Il y a des emplacements pour les protections D3o. réf : MLHA18506
      Laurent

  3. Merci pour ces belles photos 🙂

    « en temps normal, vous avez le pied gauche au sol et le pied droit sur le repose pied prêt à passer la première »
    une anglaise aux commandes inversées ? 😉

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