Indian Scout Back Home For Race, du rêve à la réalité

En octobre dernier, Frédérick Fosse roulait sur le sable avec sa Indian en Californie pendant The Race Of Gentlemen.  Vous allez découvrir dans cet interview de Frédéric et Manu comment tout a commencé et surtout comment s’était à Pismo Beach. Indian Scout Back Home For Race, du projet à la réalité

Photos : ©Laurent Scavone 

Illustrations : ©Frank Margerin et ©Frank Tizzoni

Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?

Fredérick : Je suis Frédérick, président des Kustom Surfers et co-organisateur avec Manu du projet Indian Scout Back Home For Race ainsi que le pilote de la moto.

Manu : Hello, Manu, passionné de cette contre-culture qui nous fait tant rêver et pour laquelle on fait tant de chose aussi barge…
Organisateur d’événement comme le Wings and Rides 2016 et diverses soirées ou  prestation chez des partenaires.

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Comment est né Indian Scout Back Home For Race?

Frédérick: Une rencontre d’abord, celle avec Mr Barry Weiss de passage à Paris. Nous avons passé une soirée mémorable avec Manu et Barry dans Paris à parler moto et échanger autour de contacts et amis Américains que nous avions en commun dans le Kustom. Puis l’invitation spontanée de Barry à venir le retrouver lors du TROG (The Race Of Gentlemen) de Californie, cela pour la première édition… ce fut un choc. Nous avions entendu parler du The Race Of Gentlemen côte Est mais jamais nous n’avions projeté de courir en Californie. J’ai la chance d’être propriétaire  d’une Indian scout de 41 parfaite pour cette course et Manu avait de la disponibilité pour le projet, nous avons pesé nos chances et avons décidé de lancer le projet, impossible de rater ça. 

Manu: Pfuu…c’est une histoire bien rock N’ roll et complètement folle, j’ai fait la rencontre de Barry Weiss en France grâce à deux amis qui m’ont demandé si je pouvais organiser la visite de shop dans la région parisienne lors d’un jour férié ou lors d’un week end à rallonge. Chose qui c’est faite, mais dans une version complètement folle. Perso aller me coltiner les bouchons parisien en taxi… ;( .  Nous nous sommes retrouvés un beau matin de mai chez Harley-Davidson S-one et BMW Azzurro, qui ont eu la sympathique courtoisie de nous laisser deux brèles, une Dyna flambant neuf et une R-nine T rutilante… Et voilà barré en compagnie de Guillaume de chez V-spirit direction l’Yonne par des routes de campagne … Je vous raconterai une autre fois l’accueil à un BBQ dantesque chez Galz motorcycle et Fab de chez Kustom’moto…
Le lundi, Barry me re contact pour passer une soirée cool sur Paris et naturellement j’ai appelé Fred pour qu’il participe à ce moment de vie bien kustom’addict…;)
On ne va pas vous raconter toute cette soirée de rêve, mais Barry nous a parlé de TROG West, lui habitant L.A et étant un monstre de cette kulture. Quelques jours après et besoin de descendre sur terre, Fred et moi partions sur le projet. En une quinzaine d’idée, la base du projet était déjà posée, avec une idée par minute (A deux ça en fait des idées tordues!), ET le reste a été du bonheur en barre, une expérience de vie incroyable, des rencontres en France, des gens qui nous ont soutenu, qui ont cru en cette histoire et de fil en aiguille, Beh on l’a fait!…

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Il a fallu financer ce projet. Quelle solution avez-vous trouvé pour faire parler de lui et chercher des sponsors?

Frédérick: Il faut savoir que le projet fut lancé une semaine à l’issue de notre rencontre avec Barry, donc début mai 2016  …pour ainsi dire en à peine 4 mois avec les vacances d’été au milieu…quasiment irréalisable en terme de timing mais ça a marché car on y a cru et que des gens merveilleux ont suivi. Ce fut un énorme boulot et une implication totale.

Nous tenions à faire financer le projet pour montrer que nous savions monter de telles aventures. Donc pour cela 3 pistes furent retenues, un financement participatif de dons de 25/50 ou 100 euros à verser par internet en échange de goodies Gentlemen’s Factory et Black Pearl puis des sponsors  professionnels avec des dons plus importants et une soirée de soutien où chacun pouvait amener un objet à vendre au profit du projet…et ça a marché ! 

Pour crédibiliser l’aventure et la rendre sympathique Barry Weiss et Frank Margerin ont rejoint l’équipe en tant que parrains, un Américain et un Français…ça ce fut génial et cela nous a bien aidé pour le montage du dossier de presse.

Barry nous attendait à PISMO avec sa caravane vintage pour des photos et Frank illustra le voyage de sa bonne humeur et de ses croquis pris sur le vif. 

Manu: Ca était une série d’idées, de discussion, de non-réponse aussi, Fred et moi avont contactés tous les gens que nous aimerions voir dans ce projet, avec la multitude de choses à gérer entre les billets, le transport de la moto, le logement, les goodies, la soirée dans le hangar secret, et tout le reste multiplié par 5 (personnes), Ca  était un vrai challenge pour nous deux. Les grosses sociétés ayant toutes leurs budgets bouclés depuis des lustres, il a fallu redoubler de travail pour rencontrer les bonnes personnes, avoir les bonnes idées. Et je pense qu’on ne s’est pas loupé;)

the-race-of-gentlemen-frank-margerinD’où vient cette Indian, quel est son histoire? 

Frédérick: J’ai la chance de posséder cette Indian Scout 741 B (modèle militaire) de 1941 depuis quelques années. Cette moto avait été envoyée en France pour la Seconde Guerre Mondiale, fut utilisée pendant celle-ci puis réapparu via un collectionneur qui l’avait vendu à un de mes amis membres des KUSTOMSURFERS et à qui je l’ai racheté car il avait besoin de financer un autre projet moto. 


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Qui faisait partie de cette équipe? Comment était elle composé?

Frédérick: Un bon projet c’est aussi une bonne équipe que nous souhaitions constituer pour venir avec nous en Californie afin de raconter et mettre en images le projet de manière soignée tant la course est belle.

Nous avons eu le soutien immédiat  de  Phillipe Canville rédacteur en chef de Moto Heroes, Charlie Lecach rédacteur en chef de Kustom mag ainsi que Laurent Scavone boss de Gentlemen’s Factory qui est un très bon photographe ainsi que deux parrains de choc, Barry Weiss et Frank Margerin le dessinateur que l’on ne présente plus.

Manu: La base de l’équipe est composé de Fred et moi, nous avons demandé à Frank de devenir notre « french parrain », ce qu’il a fait avec un enthousiasme déconcertant…;)
Barry naturellement pour la partie « GODFATHER « . Laurent a de suite adhéré au projet et naturellement est devenu par le biais de Gentlemen’s Factory notre principal partenaire et surtout Laurent est notre « official Photographer ». Charlie et Philippe nous ont accompagné pour le compte des magazines Kustom Mag et Moto Heroes, venu suivre l’événement et l’équipe pour des reportages à venir. Et au-delà de l’équipe, c’est le rapprochement des gens qui nous ont accompagnés sur la réalisation du projet des partenaires qui étaient là et ceux malgré des budgets diamétralement opposés, des « Kustom friend » qui par l’achat de goodies nous ont permis de boucler le budget final. C’était vraiment très cool…;)

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Pouvez-vous décrire en quelques lignes The Race of Gentlemen?

Frédérick: Mettre plein gaz sur une plage de 400 mètres avec des motos d’avant 49 et  voitures vintages d’avant-guerre tout cela en tenue d’époque.

Manu : Pour moi… Une p…. de frustration;)))). J’ai malheureusement dû annuler mon départ quelques jours avant pour raisons personnelles. J’ai vécu ça de chez moi, et Wow le kiffe à chaque image, un spirit incroyable se dégage de chaque cliché… Et voir les potos à la cool  à notre travail, Beh c’est un sentiment bien cool.

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Le  beau temps n’était pas au rendez-vous. Quelle était du coup la contrainte avec ce temps? Des épreuves ont été annulé?

Frédérick: En effet, après 9 mois sans pluie le seul week-end ambiance mer du Nord tomba ce week-end-là !!! Pour moi Européen du nord je me suis vite adapté et j’avais un gros pull marin donc j’avais chaud…ahahahah. Comme je suis aussi un surfer je dirais ‘’ mother ’nature’’, c’est comme ça…

A la réflexion, je crois qu’il s’est passé un truc fort….c’était une première, tout le monde en prenait plein la figure, le public était trempé, les mécaniques et les hommes souffraient mais…c’était formidable.

Un réel et indescriptible sentiment ‘’ d’y être’’ d’être là, tous ensemble sous la flotte à glisser ou à s’enliser dans le sable ça à créé une ambiance incroyable, personne ne pestait ni ne râlait …on planait tous.

Nous avons roulé en 2 contre deux ou 4 par quatre  tout le samedi et malheureusement la course chronométrée éliminatoire du dimanche n’a pas eu lieu car la mer est montée trop haut en raison d’une forte houle, rendant la piste impraticable.

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Comment décris-tu la sensation de rouler dans le sable et même dans l’eau comme on peut le voir sur certaines photos?

Frédérick:  Franchement, rouler sur une plage c’est le top. Le sable était assez mou mais ça allait quand même. Se retrouver entre les dunes et la mer (démontée) à tirer des pointes entre potes c’est formidable.

Pour être franc lors du premier run je n’étais pas fier, mon guidon avait cassé la veille et je n’avais que peu roulé avec la moto en configuration ‘’course’’ (guidon d’origine, selle rigide plate et nouveaux pneus) … Quasiment une nouvelle moto. 

La piste était ‘’spongieuse’’ et du coup assez ‘’piégeuse’’ et lâcher la main du guidon pour passer les vitesses  c’était chaud chaud car l’embrayage est au pied et les vitesses au réservoir. 

Quand tu es à fond en bout de ligne droite et que tu n’as que les gros poteaux du TROG à viser c’est du bonheur.

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On a pu voir que le skateur professionnel de légende Steve Caballero faisait partie de la course.  Comment a été cette rencontre? As tu fait une course avec lui?

Frédérick: Je savais que Steve était amateur de Hot rods et de motos ancienne mais le voir là ce fut un moment magique. Je suis allé lui parler spontanément en me présentant en tant que fan dès ses exploits de skateur et que je l’avais vu 30 ans auparavant en France lors d’une démo skate…ça rajeuni pas mais bon. Il est super sympa, très cool et très dispo avec tout le monde. Nous avons comparé nos bécanes, lui roule sur Harley et voyant que nous courrions dans la même catégorie nous nous sommes donné rendez-vous sur la piste des que possible.

J’ai eu la joie de courir avec lui dans un run à quatre ou…je l’ai gratté puis après en un contre un ou là il a gagné le run, match nul donc mais pas de revanche en skate car là c’est sur je vais tout perdre. 🙂

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L’histoire Back Home for Race a fait le tour des paddocks. Comment votre projet a été perçu par les Américains?

Frédérick: Oh oui l’aventure a bien plu…une belle émotion. Nous avions passé l’info que le projet Back Home For Race était un hommage à nos amis Américains pour l’envoi de cette moto de guerre durant la Seconde Guerre  Mondiale. Ils étaient très flattés, émus, venaient me parler, était surpris..un mélange de plein de choses mais globalement ils  étaient scotchés de voir des Français venir de France courir sur une Indian.

Je voudrais faire une aparté sur le coeur du projet, à l’origine j’avais associé et écrit sur la moto le nom de mon grand-père car il fut un compagnon d’armes du général Leclerc qui  participa activement à la libération de la France donc grâce à Back Home For Race la boucle se bouclait  avec le retour aux USA de cette ‘’pièce de guerre’’.

Malheureusement j’ai dû y apposer également le nom de mon neveu Greg décédé lors de l’attaque du Bataclan cela afin que personne n’oublie que rien n’est jamais gagné et qu’il faut se battre pour vivre libre quelque soit la décennie et continuer à vivre comme l’on aime et à vivre nos passions.

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Avez-vous fait des rencontres improbables?

 Frédérick: Beaucoup de choses sont improbables aux USA…les muffins du petit déjeuner roulés  ressemblant à des cartilages sanguinolents ça oui ça marque un Français qui aime les croissants…

Hormis la rencontre avec Steve Cabalero et la venue de Gerry de Prorider au dernier moment pas de rencontre hors normes…que des gens super, de réels amateurs de mécanique, que du bonheur.

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Aviez vous eu des problèmes mécaniques ou casses pendant le séjour?

 Frédérick : Ca oui…rien de méchant mais il a fallu gérer cela la veille du départ. Nous n’avions pas vu une grosse fêlure sur le guidon puis un fil de condo déconnecté qui rendait le démarrage de la moto impossible alors que c’est une horloge. Du stress, on a géré et grâce à la présence de vrais mécanos un peu partout autour de PISMO nous avons pu réparer…OUF  !

Sur place, quel était votre moyen pour vous déplacer? Moto?  Van ou pick up? 

Frédérick: Nous avions un Van moderne de 9 Places type Espace et un Cargo Van GMC  je crois avec un bon vieux V8 pour transporter la moto….moi je gardais le V8 car j’adore ça et ça glisse vite de l’arrière.

Merci à Gerry de Prorider Runs qui avait géré pour nous la logistique voiture.

Manu: Big up Gerry et quand tu veux une Méhari dans WD;))

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Que retiens-tu de cette expérience?

Frédérick: J’ai encore l’impression de devoir parler Anglais le matin tant j’y suis encore…

C’était formidable à plusieurs titres, avec Manu nous avons imaginé et monté le projet, nous avons eu une adhésion incroyable de plein de gens connus ou inconnus qui ont souhaité participer modestement ou fortement (jusqu’à 900 euros de dons pour un particulier) et ça c’était incroyable. Les sponsors pros ont suivi aussi malgré la demande tardive et des budgets pubs souvent bouclés un an en avance.

L’expérience du projet….je dirais aussi que quand tu fais les choses avec le coeur et passion tu y arrives toujours, nous avons été sincère dans notre démarche et fait de notre mieux dans le temps imparti.

Manu : Je crois que je me suis déjà exprimé à ce sujet, une p…. D’aventure humaine…
Et voir tout le monde avec la banane, bon il y a eu quelques loupés, rien de très grave, des petits problèmes de casse, de mécanique, mais au final, Wow quelle aventure…;)

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Aimerais-tu le refaire? Si oui, que changerais-tu?

 Frédérick: Ca oui….coté Est cette fois.

Le rêve serait d’avoir une réelle moto de course des années 40 afin d’avoir plus de puissance à l’image de mon pote Marc présent sur place et qui roulait avec un WR  Harley-Davidson d’usine.

Si je devais changer quelque chose d’autre, allez …peut-être aurait-il fallu nous y prendre plus tôt afin d’obtenir le soutien d’Indian France pour la logistique car il fut impossible pour eux de débloquer des fonds de dernière minute tant le groupe Indian est booké en terme marketing. Nous espérons que ce n’est que partie remise et si Indian France possède un 750 de course à piloter je suis dispo. Nous savons qu’ils suivaient l’aventure avec attention, j’espère que nous aurons l’occasion de refaire le TROG avec la moto d’une grande marque US.  

Manu: Définitivement oui, mais cette fois j’y vais;)))

Beaucoup de personnes ont apprécié ton pull marin bleu et rouge. Je crois qu’il a une histoire.  Peux-tu nous en dire plus?

Frédérick: Ah oui, une belle histoire. 

C’est un pull de voyageur en fait. Il appartient à mon grand ami Alain des KUSTOMSURFEURS qui roule en chopper partout en Europe. Il l’a trouvé en parfait état sur un banc de Paris et il emmène souvent ce pull lors de ses voyages motos.   Le pull fait halluciner tout le monde et son grand jeu est de le ‘’ prêter ‘’ à des amis de la route le temps qu’il faut puis lors d’une nouvelle rencontre le pull est redonné gorgé d’aventure. Le dernier copain l’ayant porté était  finlandais je crois et le pull a fait le tour des pays scandinaves et est revenu un an plus tard.

Je cherchais un jersey de course originale pour la course, j’avais de beaux jerseys vintage Gentlemen’s Factory mais en version noir et blanc qui ressemblait aux jerseys Harley-Davidson….avec l’accord de Gentlemen’s , roulant en Indian, j’ai tranché pour un look ‘’Frenchy’’ original qui n’a pas manqué d’étonner du monde tant il était visuel, en tout ca s’il m’a sauvé la mise par sa qualité et sa chaleur lors du mauvais temps, heureusement je n’ai pas testé en cas de chute.

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Souhaitez-vous remercier des personnes? J’imagine que la liste est longue.

Manu et Frédérick : Pour n’oublier personne, nous avons fait un bandeau.  Nous remercions aussi tous les particuliers qui nous ont aidé à financer ce projet. 

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Merci Frédérick et Manu pour toutes ces réponses.

Vous pouvez les suivre ici : www.facebook.com/BACK-HOME-for-RACE

Et les retrouver lors d’une soirée : www.facebook.com/events/1729332064055267/

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This article has 4 Comments

  1. Cool et merci pour cette belle histoire Fred
    merci pour toutes les photos

    et merci à Franck Margerin pour ses premiers dessin

    j’imagine qu’il y en auras d’autre à suivre

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