Foulard [B]ikons, rencontre avec Julie et Guillaume

Bonjour Julie et Guillaume. Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Bonjour Chazster. Pour nous présenter en quelques mots, nous sommes un couple passionné de moto, de custom et de voyages à moto. À 31 ans, Guillaume ne pense qu’à voyager sur sa Guzzi. Dès qu’il le peut il met trois bricoles dans ses valises des années ’70 et part à l’aventure, moi j’ai 28 ans je suis designer/illustratrice et je gravite et travaille dans le milieu de la moto néo-rétro depuis maintenant 5 ans. Après avoir longtemps vécu à Paris, nous sommes désormais à Lyon pour développer Black Oleum, notre entreprise qui regroupe design, illustration, voyages à moto, et tout ce que chacun d’entre nous y apporte !

Nous allons aborder le sujet du foulard [B]ikons. Comment est venue l’idée de ce foulard ? Un petit mot sur le nom [B]ikons ?

C’est en rentrant d’un tour d’Europe de deux mois en side-car Triumph (Paris-Istanbul-Cap Nord-Paris) que l’idée a germé de créer un outil d’aide à la communication pour les motards en voyage. En effet, nous avons eu quelques problèmes techniques sur la moto pendant ce trip et pour se faire comprendre ou épeler une adresse au fin fond de la Bulgarie ou de la Slovaquie un tel outil aurait pu nous aider ! On a beaucoup réfléchi et le fait d’imprimer un foulard avec des dessins pour se faire comprendre est venue assez naturellement. En effet, le motard en voyage ne peut pas se permettre de s’encombrer inutilement, alors il fallait absolument trouver un moyen d’ajouter une fonctionnalité à un objet peu encombrant qu’il avait déjà dans ses bagages. De plus, le foulard est un accessoire que l’on a toujours à portée de main (ou plutôt de cou!) C’était donc parfait pour notre projet. Le nom [B]ikons est un mélange de «icône», élément graphique qui ressemble à ce qu’il désigne, et de «bike», biker… qui a un rapport avec la moto ! Le fait que le [B] soit séparé et mis en valeur est aussi pour rappeler la première lettre de Black Oleum.


J’aime bien le clin d’oeil au foulard d’évasion un peu comme la marque Bonhomme qui chinait ses foulards d’évasion. 
D’ailleurs, une de leurs créations par la suite a été de faire un design dessus montrant différentes façons de faire un bandage ou attelle avec le foulard. Cela vous parle?

Oui effectivement ! On a bien sûr pensé au carré d’évasion et au mouchoir d’instruction militaire en travaillant sur ce projet. On se rapproche de cette idée qui est de porter autour du cou un foulard avec une fonctionnalité supplémentaire intégrée au design du foulard.

Comment avez-vous choisi la taille de votre carré ?

La taille du foulard est de 56×56, c’est-à-dire un peu plus grand qu’un bandana, pour pouvoir s’adapter à plus de morphologies et pouvoir être porté avec différents types de nouages.

 

Avez-vous des conseils pour le plier et le porter ?

Pas forcément, tant que le pilote se sent bien avec c’est l’essentiel.

Pourquoi du coton plutôt que de la soie ?

On n’a pas mal réfléchi à la matière de ce foulard. Il faut savoir que le cout de fabrication entre un coton de bonne qualité ou de la soie ne changeait pas énormément, c’est donc vraiment un choix de notre part d’avoir réalisé le [B]ikons en coton. C’est un foulard qui est amené à être sur le terrain, à se salir, à être porté dans des conditions climatiques plus ou moins bonnes… Le coton nous semblait donc être plus en adéquation avec le concept que nous proposons.

Combien y a-t-il d’icônes et de dessins sur le foulard ? Avez-vous fait une liste qui s’est agrandi au fur et à mesure en vous mettant à la place d’un motard égaré ? Ou avez-vous transcrit une partie de votre vécu ? Le personnage dans la cuvette des toilettes m’a fait sourire.

Il y a 68 icônes auxquelles viennent s’ajouter les nombres de 1 à 100, les lettres de l’alphabet et à chaque angle les points cardinaux. Au centre il y a un dessin d’une moto en éclaté qui représente ses organes principaux (moteur, réservoir, roue…) afin de pouvoir se faire comprendre en cas de problème sur l’un de ses éléments. Ils sont répartis par «familles», nourriture, mécanique, lieux et météo, urgences etc. On a à la fois retranscrit des situations vécues mais aussi essayé d’imaginer d’autres problématiques d’un motard en voyage, la liste s’est agrandie au fil des réflexions pour couvrir un maximum de choses mais elle n’est évidemment pas exhaustive et qui sait, une deuxième version pourrait voir le jour en s’agrémentant des retours d’expériences des utilisateurs ! Comme dans tout ce qu’on fait, on aime bien ne pas trop se prendre au sérieux, il y a quelques icônes marrantes ou anecdotiques. Par contre, l’accent a été mis sur les situations d’urgence type accident, blessure, moto immobilisée, où il faut faire comprendre rapidement qu’on a besoin d’un camion ou d’une ambulance. Et puis en voyage le plus important pour communiquer est de briser la glace, c’est donc une façon ludique d’engager un échange dans tout type de situation, les rencontres restent des vrais souvenirs de voyages !

Ce foulard est plutôt mixte, avez-vous prévu s’il rencontre un succès de le décliner dans d’autres coloris ? Voir une version plus raffinée et élégante en soie ?

Bien sûr, si le [B]ikons a du succès, nous le déclinerons dans un ou deux autres coloris et peut être une autre matière. Pour ce qui est d’une version plus raffinée, ce n’est pas vraiment à l’ordre du jour car, comme on le disait plus haut, c’est vraiment un accessoire pour le voyageur, qui se doit d’être plutôt résistant.

Avez-vous déjà prévu un autre produit qui pourrait accompagner ce foulard lors d’un voyage ? Sans trop en dire.

Avec ma formation de designer et nos expériences de voyage, on a en effet quelques idées en cours de préparation, on ne peut pas en dire trop mais en tout cas ça sera toujours dans le même esprit de créer des objets utiles et décalés dans l’univers motocycliste.

La question que mes lecteurs se posent, c’est où ils pourront se procurer le foulard et dans combien de temps ?

Le [B]ikons vient être mis en vente chez The Royal Racer à Lyon, et sera mis en vente sur www.black-oleum.com d’ici quelques jours pour les non-lyonnais !

Un peu plus sur vous deux ? Vous êtes passionné de design, de motos et beaucoup de la culture japonaise, pouvez-vous nous en dire plus ?

Oui, on aime surtout la moto et le design qui ne se prennent pas trop au sérieux, on essaie de faire vivre nos projets et nos envies en apportant à tout ça notre touche personnelle. Pour le côté Japon, c’est surtout Guillaume qui y a vécu trois ans et a donc un lien étroit avec ce pays. Il me l’a fait découvrir il y a deux ans et maintenant je pense qu’on aime autant l’un que l’autre la custom culture japonaise mais surtout y voyager… D’ailleurs il y a de bonnes chances pour qu’on y retourne cette année !

Sur quelle moto avez-vous débuté ? Quelles motos avez-vous actuellement ?

Guillaume a débuté sur un Transalp Honda il y a 7 ans et moi sur une CB500R en A2 il y a 5 ans. Mais on a rapidement eu la bougeotte niveau moto : un premier side-car Royal Enfield, un MZ 250, un side-car Triumph Scrambler, un Enfield Woodsman, une première Guzzi V7, une Guzzi 1100 California, un Simson 50, un GSX 250 custom en Bosozoku, un autre side-car Enfield, une deuxième Guzzi V7 et un Suzuki Katana. En ce moment, on a chacun une V7, customisée à notre sauce, avec des valises pour voyager, le MZ qui, à plus de 40 ans est toujours bien vaillant, le Bosozoku évidemment, le Simson à remettre en route et la Katana que j’ai gagnée récemment lors d’un concours vidéo.

Quelle est la moto qui vous fait le plus rêver pour voyager ? Qu’elle est votre dernier voyage à moto ?

Pour nous, on peut vraiment voyager avec n’importe quelle moto, donc les nôtres nous conviennent très bien ! Mais si on devait en citer une de la production actuelle ce serait sans hésitation la Guzzi V85TT ! Mon dernier voyage à moto c’est en septembre dernier, le Japon en SR400 avec Guillaume en SR500 (article à lire dans le dernier Roadtrip n°58), le dernier voyage de Guillaume c’est le Maroc en Guzzi V7 dont il est rentré il y a quelques jours !

Quels sont vos projets pour cette année ? Avez-vous prévu des rencontres sur des évènements, si oui lesquels ?

Bien sûr on a plein de nouveaux projets pour cette année, du graphisme, du design… Et toujours le projet de sortir la moto «rétro» de son image d’accessoire de mode pour la remettre à sa vraie place : la route. Nous sommes très souvent sur les événements de la scène moto, le salon de Lyon vient de se finir mais c’est sûr que nous serons sur plusieurs gros événements de 2020 ! Pas de stands de prévus pour nous mais le meilleur moyen de nous rencontrer est de nous contacter via les réseaux, c’est toujours un plaisir d’échanger avec des gens qui ont la même passion.

Souhaitez-vous remercier des personnes qui vous ont aidé dans cette aventure ?

On a pensé cette création et on l’a réalisé un peu dans notre coin mais l’accueil de la part des professionnels du milieu (blogueurs, revendeurs, presse…) est très positif et nous voulons remercier tous ceux qui comme toi nous aident à faire vivre ce projet qui en est à ses débuts.

Merci d’avoir répondu à toutes mes questions, de mon côté, le mien sera toujours avec moi pour voyager à l’étranger. J’ai déjà vécu une galère et j’ai dû mimer ce qui m’était arrivé, ce foulard aurait été idéal dans mon cas. 

Prix : 45€

www.black-oleum.com

This article has 2 Comments

  1. Super idée, géniale même, mais je trouve le foulard un peu trop clair et salissant pour les voyages. Et pourquoi pas en chanvre ou en lin, étoffes solides, produites en France et à faible impact climatique ?

  2. Magnifique, mon épouse craque !! ou puis je l’acheter !! (je suis un ami de Jean le side car Man ( voyage en Mongolie avec lui via vintage rides !!)

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