Entrevue : vidéo Sultans of Sprint par Givetogod

Bonjour Benjamin. Peux-tu te représenter rapidement pour les personnes qui ne te connaîtraient pas?

Je suis Benjamin Donadieu aka Givetogod motard quarantenaire illustrateur, tatoueur et réalisateur.

Aujourd’hui, nous allons évoquer avec toi la vidéo Sultans of Sprint 2017 ci-dessous. 


SULTANS of SPRINT / SAISON 2017 from GIVETOGOD PROD on Vimeo.

 

Peux-tu tout d’abord parler du principe de ces courses?

C’est assez simple 200 M ou 400 M départ arrêté, des motos à deux cylindres avec un Nos ou pas pour une puissance entre 100 et 200 chevaux. Un duel ou seulement un des protagonistes gagne la manche. 4 rdv pour devenir le Sultan du Sprint : Monza, Monthlery, SPA, Glemseck.

Sebastien Lorentz qui gère les évènements Sultans of Sprint  t’a confié la réalisation de la vidéo pour la saison 2017. Avais-tu un cahier des charges précis ou pas? 

Il avait vu une vidéo de moi sur le Hot Rod show de Chimay où il avait fait une manche contre des dragsters c’était d’ailleurs la seule moto sur la ligne. Il avait aimé l’ambiance du film qui était à contre-courant des vidéos actuelles sur la moto.
C’était notre cahier des charges, être original et transmettre l’ambiance.

HOT ROD SHOW CHIMAY 2014 from GIVETOGOD PROD on Vimeo.

Comment se retrouve t-on sur un projet comme celui-là? 
Une furieuse envie de partager la passion du custom avec de vrais compétiteurs, faire partie d’une famille et d’une aventure pleine d’adrénaline.

As-tu pu te rendre à toutes les étapes? Si oui, quel est pour toi celle que tu as préféré niveau ambiance?

Oui j’ai couvert les 4 manches Italie/France/Belgique/Allemagne, Je n’ai pas vraiment de préférences car chaque événement à sa particularité. The Réunion c’est la dolce vita Italienne sur un circuit mythique, le café racer festival c’est un circuit graphique sûrement celui qui rend le mieux en film malgré une ambiance très « Parisienne », SPA c’est un événement incroyable avec des bolides tout droit sortis d’une autre époque avec une piste folle dans la forêt et Glemseck c’est le plus adapté au sprint car la ligne droite est faite uniquement pour ça, j’ai un faible pour l’ambiance allemande, chaleureuse et authentique.
Certaines étapes sont en pleine nature avec des paysages bien sympa, d’autres plus ambiance circuit. Pour toi en tant que cameraman, ça change quelque chose ? 
Le circuit c’est un personnage, il peut être capricieux et changeant car il dépend du temps, de la ligne d’horizon et des autorisations de filmer car on ne peut des fois pas se rendre partout, il faut savoir gruger.

On voit des images vraiment bluffantes, des angles de folies, avec quoi as-tu filmé? As tu une préférence?

Je filme depuis longtemps avec un reflex Canon car j’ai accumulé pas mal d’optiques. J’aime être léger, souvent j’ai seulement deux objectifs et un monopode. Je suis très attiré par le sony Alpha 7 si ils m’entendent je veux bien le tester pour le retour des Sultans II.

 On va passer le message. Un drone sur des événements comme ça pour les novices comme moi, il faut des autorisations? 

Il faut des autorisations et certains circuits sont interdits aux drones comme SPA Francorchamps. Il y a des règles de sécurité strictes comme une zone d’envol et des zones interdites notamment au-dessus du public et des coureurs.

Pourquoi avoir choisi ce format d image? Format Cinémascope.

Je voulais rendre la verticalité de la course et lui conférer un aspect spectaculaire. C’était aussi dans le but de se démarquer des vidéos clipées habituelles au format HD vues et revues.

On voit les entrevues de Sébastien et Lawrence, merci pour nous, c’est en français. Quand on les écoute, on a l’impression qu’ils nous transmettent leur passion. On aurait presque envie d’être à la place d’un participant. Ces images ont été filmées pendant ou à la fin de la saison?

L’entrevue de Lawrence s’est faite par Benjamin Guimond qui a réalisé les comptes rendus des 4 manches que je vous invite à voir et celle de Sebastien par moi, chez lui dans son garage/appart à Chartres après la saison car je voulais que ça soit le résumé de ce qui s’était passé et que l’on mette des mots sur les sensations que l’on avait traversées sur 2017. Je voulais que les gens qui avaient du mal à comprendre le concept voient la course à travers nos yeux.

Tu fais à des moments des portraits de motards, comment arrives-tu à saisir ces instants? Quel est la technique pour ne pas déconcentrer le coureur? 

 C’est un moment complexe en effet, je passe beaucoup de temps avec eux j’essaye de faire partie du décor.

J’aime beaucoup les moments de joie que tu arrives à capter. Pour toi c’est important de saisir et de partager ces moments-là? 

Je voulais rendre l’ambiance particulière qui règne au sein de cette course, il y a quand même de la tension et un peu de danger. Les participants ne sont pas là pour rigoler sur la ligne de départ il faut alors pour décompresser se relâcher en dehors de la piste et partager tous ces moments fort ça à créer une complicité entre les participants qui sont comme les membres d’une famille. Une famille dont les réunions sont intenses et seulement 4 fois dans l’année alors la joie et la fête font partie des Sultans of Sprint. Ce ne sont pas que des grosses motos qui vont vite et si je n’avais montré que ça je serais passé à coté du sujet.

Te verrais-tu à la place d’un pilote et si oui sur quelle moto?

J’y ai pensé et la réponse est que mon envie dépasse mes capacités, mécanique et de pilotage. Pour mettre son cul sur une de ces motos, il faut la connaitre, l’avoir faite et je me vois mal faire 100 M en wheeling sur les 200 M de courses comme Amir le vainqueur de cette année sur la finale ; )

Que souhaitais tu transmettre dans cette vidéo? 

Je voulais que même les personnes qui ne sont pas de ce milieu soient touchées par cette course. C’est l’histoire simple de gens passionnés qui partagent l’amour d’un sport grisant et une vraie camaraderie qui dépasse les frontières et les langues.

La bande son est vraiment top, Comment trouve t on la bande sonore qui va coller à cette ambiance? 

Ma femme m’est d’une grande aide sur ce point, elle me sélectionne plusieurs morceaux dont je lui ai décrit l’ambiance voulue. Je me les passe en regardant les reuchs et quand on trouve ça paraît évident. 

Combien de personnes t-on assisté dans la prise d’images et montage ? 

5 personnes pour le tournage surtout pour le drone et pour le montage ça c’est tout seul dans une chambre noire avec une bouteille de whisky.
Souhaites-tu remercier des personnes qui t-ont aidé dans ce projet? 
 
La liste est longue mais Seb, Evan, Cédric, Benjamin, Fred & Nicolas sont ceux qui ont mis la main à la pâte pour la passion et vous faire partager ces moments.

As-tu d’autres projets de films à venir? 

Pleins, et on se retrouve l’année prochaine pour le 2
Merci Benjamin, à bientôt. 
Un grand merci aussi à Cyril Casagrande pour les photos.
Plus d’informations sur les Sultans : sultansofsprint.com

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