En direction de Biarritz en BMW R1250GS Adventure

Aujourd’hui, je vais vous raconter mon voyage aux Wheels & Waves 2019 à Biarritz, en BMW R1250GS Adventure, le maxi trail de la marque. À la différence d’il y a deux ans, cette année j’ai choisi de partir seul car j’aime aussi pouvoir m’arrêter et prendre une route quand je le souhaite, sans rendre compte à qui que ce soit. Lors de mon dernier road-trip en groupe aux Wheels, j’avais une BMW Urban GS. Nous avions effectué un parcours très intéressant. Solo, j’ai donc décidé de faire à peu près le même trajet. Comme je n’avais pas vraiment écrit de road-book et que je n’avais rien réservé pour dormir, j’allais donc faire confiance au GPS. Que celui-ci me trouve des tracés en fonction de la météo et ma progression.

Voyager seul demande plus de prudence et bien connaitre ses capacités physiques. À plusieurs, c’est sympa aussi, de plus on y tire l’avantage de réduire les frais d’hébergement.

Le jeudi midi, j’ai été récupérer la moto au siège de BMW Motorrad France. Un véhicule qui contient beaucoup d’assistance électronique. Une moto confortable avec un réservoir d’environ 500 km d’autonomie. J’avais la version Exclusive full option avec les trois packs qu’il faut absolument prendre. Au regard de ma taille, il m’aurait fallu le kit de rabaissement pour être plus à l’aise à l’arrêt. Également quand je devais manipuler la moto. Sur la pointe des pieds, ce n’était pas simple, ni vraiment très stable. Avant de partir, j’avais trouvé la solution à vide en mettant la suspension sur le minimum. 

Le samedi, j’ai regardé comment j’allais charger la moto pour mon road trip. J’ai pris deux sacs de voyages pliables avec poignées. Ils rentraient pile-poil dans chaque valise. Ça démarrait plutôt bien. De plus, ça me laissait un léger excédent de place sur le dessus pour caser des affaires. N’ayant pas de top-case, j’ai pris mon sac The North Face pour y glisser un casque jet, plus d’autres vêtements en prévision des différentes conditions météorologiques que j’allais rencontrer. L’inconvénient, c’est que je devais le détacher à chacun de mes arrêts lorsque je visitais une ville, car non sécurisé. Ce genre de sac est pratique en dehors de la moto ; il fait office de sac à dos. Mais le sac plus le casque, c’était assez encombrant. Les valises rigides avec fermetures à clefs étaient bien plus pratiques. Même si le sac The North Face paraissait résister aux intempéries, je le recouvrais d’une housse de pluie pour m’assurer que mes habits ne soient pas trempés. 

Le samedi soir, j’ai paramétré mon casque *Schuberth E1 avec mon téléphone et le GPS de la moto. C’était assez simple, mais je me suis tout de même aidé de la notice. On peut également le coupler avec l’écran TFT  de la bécane.  En effet, ça donne entre autres le titre de la chanson, ce que n’effectue pas le GPS. Ma préférence allait pour l’alliance avec le GPS.

*Le casque fera d’ailleurs plus tard, l’objet d’un article. 

Le dimanche matin, j’ai préparé la moto en m’assurant que tout était bien fixé. Qu’il allait aussi me rester de la place, au cas où j’eusse voulu ramener des choses. Malheureusement, ce n’était pas le cas. J’ai alors réduit le volume, il est vrai que l’on emporte toujours trop avec soi. Surtout lorsqu’on trimballe un casque supplémentaire. 

J’ai démarré la moto. Elle a fait son check-control quand un message d’alerte est apparu. Il disait ceci : « réglage jambe de suspension défectueuse ». J’ai été pris d’un petit moment de panique. J’ai éteint puis redémarré. Pareil au compteur. J’ai cherché des infos dans les menus puis je me suis souvenu que j’avais mis ESA sur le minimum. Je l’ai donc remis sur mode automatique, ce qui a fait remonter la moto. Là, j’ai de nouveau éteint puis rallumé, le message avait enfin disparu. Entre temps, j’avais eu la réponse d’un gars de chez BMW qui m’avait confirmé que cette alerte venait de mon action sur la charge. Je pouvais enfin m’en aller. L’écran TFT est très complet. Ce dernier donne beaucoup d’informations sur la moto et les réglages. Au début, on s’y perd un peu mais on s’habitue très vite à toutes les informations qui sont bien pratiques. 

J’ai sélectionné une playlist sur mon téléphone, mis le parcours sur le GPS et go. Pour me rendre le plus rapidement possible à Avallon dans le Morvan, j’ai pris l’autoroute A6. Au niveau de Milly-la-Forêt, je me suis arrêté pour m’équiper de mes vêtements de pluie car j’ai senti que je n’étais pas loin de me faire rincer. Ça n’a pas loupé. Juste après le péage, j’ai roulé sous la pluie plus d’une heure. Là, j’étais vraiment content d’avoir pris ce casque, des vêtements de qualité et une moto avec un pare-brise. J’ai dû faire trois/quatre arrêts sur l’autoroute pour changer la playlist et des pauses-café. 

Je suis sortie de l’autoroute à Nitry pour traverser le Morvan. Une région que j’ai beaucoup sillonnée pendant mon enfance, quand je passais des vacances chez ma grand-mère du côté de Brinon-Sur-Beuvron. Mélancolie du souvenir lointain. C’était l’odeur de la ferme le long de la route qui m’a fait remonter ces images.

Or, je n’ai pas été dans ce coin mais en direction du Lac des Settons. Là, je me suis posé  tranquille pour reprendre des forces et défaire mes vêtements de pluie. Je commençais à avoir chaud.  L’endroit est vraiment bien pour se détendre, voire mettre les pieds dans l’eau. C’est un peu le rendez-vous des motards qui s’arrêtent pour une petite mousse. Ensuite, je suis remonté en selle et j’ai continué à travers le Morvan. Ce n’est pas très loin de Paris, les routes sont belles, et surtout il n’y a personne. On peut rouler plus de dix minutes sans croiser une seule voiture. Au niveau de Château-Chinon, je commençais à avoir chaud. Une petite pause s’imposait. Je me suis arrêté pour un Monaco — c’était ma boisson lors de ce voyage avec de l’eau et du Red Bull. Mais j’avais encore de la route, il ne fallait pas que je traîne. J’ai donc réservé mon hôtel pour le soir à Clermont Ferrand. J’étais si bien sur la moto. Le temps était sec. J’ai quitté le Morvan par Luzy,  puis continué en direction de Vichy puis Clermont. Enfin arrivé à mon hôtel, j’ai pris mes trois sacs et mon casque et suis allé dans ma chambre prendre une bonne douche. Le soir, je suis allé chez Guy & Sons, manger un délicieux Tartare à l’italienne. En rentrant, j’ai préparé mon itinéraire du lendemain qui devait me mener sur les routes de l’Auvergne. J’avais repéré trois villes que je voulais traverser. 

Le lundi matin, après avoir chargé ma moto et fait le plein d’essence, — il y a 30 litres, vraiment dingue la distance qu’on peut faire avec un plein — j’ai fait quelques bornes pour trouver une boulangerie pour y dénicher une spécialité locale. Direction Saint-Nectaire non pas pour manger du fromage au petit-déjeuner mais pour prendre mon café. Jolie petite ville qui a accueilli au mois de mai Ace of Freeway organisé par le magazine Freeway.

J’avais envie de montagne alors je suis allé à Super-Besse. Si j’avais eu plus de temps, j’aurai bien aimé rouler vers d’autres stations mais il me fallait arriver à Toulouse le soir. La matinée était vraiment terrible, les routes de folie, la météo idem ; je commençais vraiment à être à l’aise sur la moto. Sur route sèche, je mettais le mode “road“ et quand l’asphalte était mouillée, j’actionnais le mode “rain“. J’ai mis une fois le mode “dynamic“ avec suspensions dynamiques, mais au final, au regard de mon style de conduite, je suis revenu au mode classique. La moto était chargée. J’avais envie de prendre plaisir sans rouler trop vite. J’ai enchaîné dans la direction de Murat par les petites routes. J’ai enregistré une route sinueuse sur le GPS, du coup, j’ai pris des chemins vraiment terribles. Je me suis fait plaisir. Sur cette moto, ce que je trouve vraiment excellent tant c’en est flagrant, c’est le freinage en courbe lors d’une descente. C’est juste fabuleux et ultra-sécurisant. L’autre aspect pratique sur ce maxi trail, c’est l’aide au démarrage en côte HSC Pro. Je l’ai activé au menu et j’avoue que ça m’a servi plusieurs fois.

Plus tard, en direction de Chaudes-Aigues, il m’est arrivé une mésaventure. En descente, j’ai aperçu en contrebas le lac du Barrage de Sarrans. Je me suis rangé sur le côté pour prendre des photos où le point de vue était captivant. J’ai béquillé la moto, en suis descendu. La moto se trouvait dans une légère pente. Je pensais que je l’avais bien calée mais ce n’était pas le cas. Elle a vacillé. Là, j’ai essayé de la retenir mais elle s’est couchée sur le côté gauche, heureusement d’ailleurs. J’ai relevé ma mentonnière de casque pour mieux respirer car l’effort à venir allait être costaud. Pour vous situer la scène que voici : (voir la photo). Derrière le ravin et la moto bien chargée, il fallait que je trouve une solution pour la remonter sans qu’elle ne bascule de l’autre côté. Quand on voit des démonstrations sur Internet ou lors événements, elle est souvent du côté droit. Du coup, je n’ai pas choisi de me caler dos à la moto mais l’inverse. Malheureusement, avec cette technique, quand je poussais pour la révéler, je ne pouvais pas bloquer la roue avant. La moto avait tendance à tourner sur le crash-bar. J’ai donc tourné le guidon vers moi le plus possible et j’ai poussé sur mes jambes. Ainsi, la moto s’est relevée sans trop d’effort. J’ai juste rayé le crash-bar et le coin de la valise lors de cette histoire. Après, je l’ai bien calée. Finalement, j’ai pris ma photo vite fait au téléphone car j’étais énervé et embêté par ce qui venait de m’arriver. 

Suite à ça, j’ai continué ma route. J’ai traversé le pont de Tréboul. Le GPS indiquait de prendre à gauche sur la D11. Malheureusement, j’ai dû rouler sur des gravillons durant 10 Kms. C’était très désagréable, avec la sensation qu’on va glisser. Ça faisait un bruit de fou dans les garde-boues. J’étais bien heureux de retrouver le goudron après ça. Puis, j’ai continué jusqu’à Laguiole où je me suis arrêté pour regarder des couteaux et me restaurer. A 15:00, malheureusement, aucun plat chaud n’était servi — moi qui rêvais d’une pièce de bœuf de l’Aubrac avec de l’aligot. Je l’ai juste zieuté sur la table de mes voisins. Du coup, je me suis rattrapé avec de la bonne charcuterie et du fromage, c’était tout aussi bien. J’ai repris ma moto. Quelques kilomètres plus loin, il a de nouveau plu, je n’y voyais vraiment pas grand-chose. J’ai continué ma route puis le beau temps est revenu. Ce tracé était de moins en moins intéressant. Par contre, je n’ai pas traîné. Je devais me rendre à Toulouse et il me restait à passer Rodez, Carmaux et Albi. J’ai donc pris la A68 pour finir la journée, pressé de me poser tranquille et prendre une douche.

Je n’ai pas fait attention en prenant ma nuit sur booking. En effet, j’avais réservé une chambre dans un appartement d’une cité de Toulouse. Je m’en suis rendu compte une fois sur place et vu la moto que j’avais, j’ai choisi de ne  pas rester, puis j’ai choisi de reprendre une chambre du côté du Carrefour Blagnac.

Là, j’ai bossé mon parcours du lendemain et suis allé me coucher car je n’en pouvais plus. 

Mardi matin, après un pain Suisse et un café, j’ai enfilé ma tenue de pluie avant de m’engager sur la rocade de Toulouse, puis direction Lourdes par les nationales entre pluie et éclaircie. La route est devenue plus intéressante à partir de Lannemezan. Un moment, je me suis arrêté pour prendre une barre de céréale et boire. Le parking était en dévers. Je m’y suis garé rapidement et en voulant repartir, je n’arrivais pas à redresser la moto vers la droite. Du coup, je me suis mis côté gauche, puis j’ai passé la première pour avancer la moto et la mettre sur le plat. Là, j’ai vu le sélecteur de vitesse bouger anormalement. J’avais perdu la visse qui tient le sélecteur. J’ai alors pris la visse de mon support GoPro pour me dépanner, et j’ai pu repartir. C’eût gênant de perdre le sélecteur plus tard, dans la montagne.

Je suis arrivé à Lourdes, il faisait beau, j’avais envie de découvrir cet endroit. J’ai trouvé une place et pris mon sac ainsi que mon casque, même si pas top pour du tourisme, comme mentionné plus haut. J’étais devant le Sanctuaire de Notre-Dame-de-Lourdes. Un édifice magnifique. J’ai découvert la Grotte de Massabielle et j’ai fait comme tout le monde avec l’eau. J’ai parcouru quelques rues de la ville sans faire de shopping. Ce n’est vraiment pas le genre de boutiques qui m’attire. Je me suis restauré et j’ai quitté cette jolie ville. 

À partir de là, la route était vraiment top. Je devais aller jusqu’à Saint-Jean-Pied-de-Port. J’ai passé des petits villages sans âme qui vive dans les rues. Il m’est même arrivé de ne pas croiser de voiture pendant 20 minutes. À un moment, j’ai vu inscrit  sur un panneau “Col d’Iraty“. J’ai pris cette option, recouvert d’un ciel nuageux mais il ne pleuvait pas encore. Par contre, j’ai croisé des motards qui étaient trempés. J’ai commencé l’ascension, la route était magnifique. Plus tard, malheureusement, comme avec l’Urban GS sur la route NA-1740 en Espagne, j’ai pris la pluie. Le genre de flotte qui trempe bien comme il faut. J’ai été obligé de rouler visière ouverte tant je ne voyais rien. Plus loin, j’ai croisé des vaches et des moutons en plein milieu de la route. Il fallait rouler tout doux. Quand je me suis retrouvé en altitude, il faisait 3°C. Un lieu splendide. Il y avait un centre de vacances, ça donnait envie d’y passer une nuit.

La descente a été compliquée pour plusieurs raisons : ça caillait, la route glissante (deux types de revêtement) et la moto lourde. J’avoue, j’ai pris mon temps en faisant attention. Même si les pneus Michelin Anakee évacuaient bien l’eau et adhéraient correctement, je suis resté prudent. Néanmoins, par temps sec,  c’est vraiment une route à faire. 

Je voyais l’heure tourner mais j’étais encore loin d’arriver à Biarritz si jamais j’eusse voulu m’arrêter à Saint-Jean-Pied-de-Port. 

Je me suis encore tapé une heure sous la pluie. J’étais vraiment content d’avoir des vêtements techniques. Autrement, j’aurais eu froid et me serais fait complètement tremper. Au passage, les chaussettes Verjari dans les bottes Stylmartin Continental, formaient un parfait duo. Autant mettre un produit que j’ai aimé encore une nouvelle fois à l’épreuve.

Je suis arrivé à Biarritz vers 19:00. Là, j’ai rangé mes affaires et me suis reposé une heure.  

Sur place, j’avais à disposition une RnineT  avec la peinture option719. Ça m’a fait tout bizarre de remonter sur une nineT. 

Les Wheels débutaient le lendemain. Au premier jour de festival, je suis allé en NineT à la Punk’s Peak en passant par la côte. Le lendemain journée calme puis le Art Ride le soir venu. Le vendredi matin, j’ai récupéré une nineT Scrambler full option 719 munies des jantes dorées. Nous avions rendez-vous avec le staff BMW Motorrad France, mais aussi avec des propriétaires de BMW, principalement de NineT, pour un Ride qui allait durer toute la journée, coupé d’une pause de deux heures, lors de la course Deus Swank Rally. Les routes étaient magnifiques, la moto était assez cool même si je préfère l’Original comme la mienne, ou l’Urban GS. Malheureusement, dans les balades de ce genre, pas tout le monde ne sait rouler en groupe. Les positions ne sont pas respectées, la vitesse est souvent au-delà des limitations et je ne parle pas des distances de sécurité. Puis dans les descentes, à chaque virage, un gars dans sa roue arrière, c’était juste insupportable. Une balade n’est pas une course. Ce n’était pourtant pas faute aux organisateurs d’avoir rappelé les consignes de sécurité avant de partir. La journée commençait à être longue, quand un des organisateurs a décidé de faire un groupe pour rentrer plus tôt. Je me suis engouffré dans cette proposition. Autrement, l’itinéraire choisi était très interessant. 

C’est ce soir là où les L-39 Albatros jet de Breitling ont fait une magnifique représentation devant la Cité de l’Océan. Très impressionnant.

Le samedi, j’ai repris la GS pour me rendre à El Rollo. Il y avait pas mal de route et j’avais besoin de prendre du matos photos. Ensuite, une fois la moto garée, j’y ai laissé des affaires. Tout ça pour dire qu’une moto avec des valises, c’est pratique. Evènement était bien cool. Les pilotes s’éclataient bien dans un ciel limpide et une météo propice. En rentrant, j’ai été m’acheter une ceinture lombaire. Entre Toulouse et Biarritz, j’avais mal au dos. La position sur la moto est bonne mais les journées étaient longues avec pas mal de kilomètres.

J’ai passé ma dernière soirée comme les précédentes : sur la place du marché de Biarritz. 

Le dimanche matin, avant de repartir, j’ai été voir l’expo-photo de Bernard Testemale. Ses photos sont intégralement réalisées au collodion. J’adore ce qu’il fait.  

J’ai acheté mon repas de midi dans une boulangerie. Un sandwich avec du fromage et du jambon de la région accompagné d’un gâteau Basque. Un dimanche, je voulais ne prendre aucun risque et savais qu’une bonne partie de ma journée se déroulerait sur des routes sans grand intérêt. 

A 10:00, il faisait déjà très chaud. Niveau équipement, j’avais juste mon pantalon Fuel Motorcycles, mes bottes, un t-shirt manche longue technique, ma veste Pando Moto, mes gants Furygan d’été et mon casque Schuberth E1. Honnêtement, j’étais bien. Cette journée a tout de même été longue. Beaucoup de routes sans âmes/très bof qui traversaient Dax, Mont de Marsan, Agen et Cahors.

schuberth E1


Vers 17h, je me suis dirigé vers Rocamadour. La route est superbe pour accéder à la ville. Là, le GPS m’a uniquement fait prendre des petites routes. J’ai dû faire 20 kilomètres de plus mais sans aucun regret. Une fois arrivé, j’ai garé la moto, pris mon sac et me suis baladé dans la ville. J’ai craqué pour un fromage Rocamadour et un gâteau aux noix. C’était délicieux. Contrairement à la dernière fois, je suis allé en haut de la ville en moto. C’est là que j’ai dîné. La vue était superbe. Après avoir mangé une délicieuse salade quercynoise et bu mon petit Monaco, je suis reparti pour passer la nuit à Brive-la-Gaillarde. Il me restait une heure de route. J’avais le soleil couchant face à moi presque tout le long. Moi qui testais le casque Schuberth E1, j’étais content d’avoir l’écran solaire et la casquette inclinable. Cette partie a certainement été la meilleure de la journée.  


Le lundi, je partais direction la Corrèze. J’avais un peu étudié la carte afin de ne choisir que des jolies routes pour la matinée, car, plus tard, je savais que je ferai les derniers kilomètres sur l’autoroute. Dans le Parc naturel des millevaches, en Limousin, j’avais l’impression de surfer une vague de bitume interminable. Je ne voulais vraiment pas que ça s’arrête. C’était vallonné, avec plein de petites routes au revêtement nickel. Je me sentais libre. Ce jour-là, j’ai beaucoup utilisé le shifter pro ; mécanique vraiment top pour passer les vitesses sans toucher l’embrayage. Par moment, je me suis aventuré sur des chemins de terre. Même si les pneus glissaient pas mal, je n’ai pas fait tomber la moto. J’ai été raisonnable, ce n’était pas le voyage pour ce genre de tracés. Sur toute cette portion, j’ai croisé très peu de voitures et une seule moto. J’ai roulé jusqu’à Aubuson où je me suis arrêté pour prendre un café en terrasse car j’en avais trop envie. Puis j’ai repris ma route vers Montluçon, puis l’autoroute pour Paris. 

Comme d’habitude, j’ai avalé un Red Bull. J’aime le goût de cette boisson. Surtout elle me rappelle mon frère, qui m’en ramenait bien avant qu’on en trouvât en France. J’ai calé ma moto avec son régulateur de vitesse à 130 km/h, pour la fin de mon périple.

Même si je n’ai pas eu une superbe météo durant l’ensemble du voyage, j’ai passé une semaine magnifique. Ce fut une belle expérience olfactive où chaque lieu rencontré détenait une fragrance particulière. C’est important pour moi, car mes souvenirs se composent dans cette mémoire olfactive qui est la mienne.

C’était le genre de road-trip que je rêvais de faire, et, avec ce genre de moto. Je n’ai vraiment pas été déçu. J’ai beaucoup apprécié la douceur du moteur. En effet, la BMW R1250GS Adventure pourrait bien se retrouver dans mon garage d’ici quelques années. Pour l’adopter totalement, il faudrait juste qu’elle soit légèrement plus basse. J’y mettrais alors certainement un top-case pour bénéficier de plus de rangement. Voilà, c’était mon road-trip à Biarritz, aux Wheels and Waves 2019. J’espère que ça vous a plus d’en lire quelques réminiscences. 

www.bmw-motorrad.fr

Ma config : configurateur.bmw-motorrad.fr/index_fr_FR.html#/configurator

Travail éditorial : Olivier Cappaert, merci mon ami. 

Merci à BMW Motorrad France pour cette expérience.

 

This article has 18 Comments

  1. Salut et merci pour ton article.

    Je possède une Nine T et comme toi même si ca ne me fait pas envie pour tout de suite je pense que c’est le genre de moto qui pourra atterrir dans mon garage plus vieux.

    Quelle taille fait tu pour envisager l’option selle basse ? (je fais 1,70).

    Merci à toi

    Ciao from Clermont-Ferrand.

    Simon

    1. Bonjour, Merci pour le commentaire. Je mesure 172 cm. Pour le roulage, ça ne pose pas de problème. c’est quand il faut poser un pied où ça devient plus chiant surtout quand elle est bien chargée. Tu peux le voir sur différentes photos, je suis sur la pointes de pieds. Laurent

  2. Ouaw
    Bravo Laurent
    Bel article et photos superbes
    Moi même descendu avec ma gs 1200 A et et 7 potes au W&W depuis Lyon via Aurillac, Agen,…
    Bons souvenirs..
    La Gs irremplaçable meme si me vient des envies d une seconde machinetype roadster.. L. Ideal rêvé.. 😉

  3. Rien de dire de plus si ce n’est 👍🏼
    J’aimerai envisager le même type de Road trip mais il me faudra encore attendre un an et demi (A2!)
    Et merci pour votre site.

  4. Bonjour Laurent,

    Chouette récit avec de belles photos en prime, on vit un peu le voyage avec toi 🙂 En effet, différent du voyage avec la Urban GS mais tout aussi intéressant.
    Je ne sais pas si tu as encore des « entrées » chez HD mais aimant la marque, ne serait-il pas intéressant de faire ce périple avec une Electra ou une autre de la famille des Glide (le off-road en moins) ?
    Pour ce qui est de la GS, elle semble avoir les défauts de ses qualités, trop parfaite (!)
    Merci pour ce bon moment de lecture.

    1. Bonjour Clément, merci pour ton commentaire. Tu as un article qui parle de road trip avec différents Touring Harley-Davidson, Euro Festival 2015 Bonne lecture aussi.
      Ayant de très bonne relation avec HD France, un nouveau road trip peut être organisé mais je choisirai pour destination un event Harley-Davidson comme Gerardmer par exemple. Laurent

  5. Bonjour Laurent,
    Le trip en urban gs était déjà un régal, mais celui ci, c’est encore un cran au-dessus!
    J’ai eu l’occasion l’année dernière de rouler dans le Morvan avec des potes, nous gardons un très bon souvenir de notre week-end.
    J’ai eu l’occasion aussi de rouler dans le pays-basque, je pense y retourner dans quelques temps pour explorer un peu plus la région, en faisant un détour pourquoi pas par le Lot, que je connais un peu mais assez malheureusement…
    Bonne continuation.
    Julien

  6. Bonjour Chazster, merci pour ce long et intéressant article, très bien illustré, comme d’habitude de très belles images. Une petite question pour un conseil : ça me gratte sérieusement d’acheter une GS, mais citadin avant tout ce sera pour la ville la semaine, quelques escapades en région parisienne le week-end en Chevreuse et malheureusement quelques rares road trip le restant de l’année, manque de temps et de dispo oblige. La GSA est magnifique, une sacrée machine volumineuse et flatteuse, mais il me paraît plus raisonnable pour mon usage de prendre la GS « simple ». Quel est ton avis entre ces deux super machines et ton coeur penche pour laquelle ? merci d’avance pour ton éclairage et merci encore pour tes contenus toujours de qualité.

    1. Bonjour, Merci pour ton commentaire, ça m’encourage à faire toujours mieux. Pour répondre à ta question que je me suis moi même posé. Je vois deux avantages au modèle Adventure, c’est l’autonomie et que le réservoir protège ton corps du vent. Si tu restes France, tu as des stations 24/24 partout. Pour un usage parisien, je pense que la GS classique est bien adapté. Une Rally ou HP selon l’année. Laurent

  7. Bonjour,
    Merci beaucoup pour ce très beau reportage, textes et photos sont géniaux.
    👍👍👍👍👍👍👍👍👍👍👍👍👍👍👍👍👍👍👍👍👍👍👍✌️

  8. J’apprécie vraiment de lire tes carnets de voyages. Bravo pour celui-ci. Bon par contre, efficace, impériale pour la route mais qu’est ce qu’elle est moche cette moto 😁

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