Casque Schuberth E1 à l’essai

Lorsque j’ai appris que je pourrai descendre en BMW R1250 GS Adventure à Biarritz, je me suis dit qu’il me fallait un bon casque pour faire le trajet et qui soit raccord avec le style de la moto. Bien entendu, j’ai des casques qui auraient pu faire le job mais j’avais envie de tester un modèle qui me faisait de l’œil et surtout mon premier modulable. Mon choix s’est donc porté sur le Schuberth E1, le casque sport aventure de la marque.  Pour faire simple avant de rentrer dans les détails, il est modulable, écran solaire intégré, casquette inclinable, visière avec anti-buée et surtout l’audio (option).

J’ai récupéré le casque le vendredi midi (je partais le dimanche matin), j’ai choisi coloris cut grey, (blanc, noir, gris et un bleu/gris) Je ne voulais ni blanc ni noir. Taille Medium.

J’ai pris avec le casque le système de communication SC10UA par Sena pour Schuberth. Je l’ai installé le soir même, montage simple. Par contre,  j’ai un peu galéré pour le coupler à mon téléphone, mais c’est plus dû à une mauvaise lecture de la notice. Une fois que j’avais compris ce que je ne faisais pas correctement, c’était nettement plus simple à le coupler ensuite avec le GPS Garmin BMW Motorrad. On peut télécommander la musique via l’application Deezer qui est sur le téléphone avec le GPS. On peut écouter de la musique et entendre la voix de guidage du GPS. J’ai aussi quelques jours plus tard coupler le casque avec la moto et le téléphone. C’est bien aussi mais il faut faire un choix.

Passons à l’essayage du casque avant roulage. Quand on enfile ce casque, il faut qu’il soit ouvert sinon ça ne passe pas. Une fois enfilé, j’ai pris pour habitude avec ce casque de remettre correctement le haut de mes oreilles en place. Ensuite, je mets la jugulaire micrométrique qui n’est pas trop large. Entre le cou et le système micrométrique, il y a un tissu avec une mousse qui permet que ça soit plus confortable. Après un rasage du matin, je ne cache pas ça irrite un peu et que j’ai vite des rougeurs.

J’ai donc mis le casque le dimanche matin pour partir. Plus de 9h de moto plus tard, je commençais vraiment à sentir le poids du casque, 1810 grammes avec le kit audio. Je peux vous dire que le lendemain, je le sentais au niveau des cervicales. Le poids était vraiment le point faible quand j’ai choisi ce casque. Après cet essai, c’est toujours son point faible mais honnêtement, c’est gérable. Les jours qui ont suivi, je n’ai plus rencontré ce problème, j’avais dû m’habituer tout simplement.

Le casque peut rester ouvert jusqu’à 40 km/h sans pare-brise sur la moto comme avec ma NineT par exemple. Avec la GSA et son pare-brise, il m’est arrivé de rouler à 60/70 km/h sans avoir la tête qui part en arrière. C’est pratique pour rouler en ville, s’il y a un peu de soleil ou de vent, on peut baisser l’écran teinté intégré pour ne pas être gêné.

Si on souhaite fermer le casque pour avoir la mentonnière, on peut aussi le faire en roulant même si l’écran est baissé. Les premières fois, je galérais un peu pour le verrouiller, je n’avais pas la technique. Ensuite, j’en ai trouvé une, je baisse la mentonnière, je cale mon casque sur mon épaule droite et je ferme avec la main gauche. C’est nettement mieux, on entend bien le clic de verrouillage de chaque côté.

Une fois fermé, c’est bien entendu plus sécurisant mais surtout, on peut aller bien plus vite. Avec ma taille, j’étais bien même visière ouverte avec juste l’écran solaire derrière le pare-brise de la BMW. Par contre en roulant comme ça, le bruit du vent est plus présent dans le casque. De ce côté-là, je mets des bouchons d’oreilles spéciale moto, des Alpine. Les Alvis MK4 me gênent. Les bouchons permettent d’entendre mieux la musique car ça filtre le bruit du vent. Même la visière fermée, je préfère mettre des bouchons. Le casque est efficace peut-être pour un bon  nombre de personnes qui n’ont jamais roulé avec des bouchons mais pas pour moi, je suis très sensible et je vous invite à prendre conscience du bruit du vent dans vos oreilles lors de longs voyages. Vous me direz merci plus tard.

La casquette est inclinable et c’est utile. Je me suis retrouvé entre Rocamadour et Brive-la-Gaillarde à rouler avec le soleil couchant, si je n’avais pas eu la casquette sur ce casque, j’aurai eu le soleil dans les yeux pendant une heure. J’ai pu incliner cette dernière pour ne pas être ébloui.  Comme la casquette a des ouvertures, l’air passe et du coup, il y a peu de résistance au vent avec la vitesse ni de sifflement. J’ai trouvé ça vraiment pratique, en plus, c’est très simple à manipuler et sans outils. Cette casquette peut même être retiré pour donner un autre style au casque. Du coup, il suffit de mettre deux caches à la place qui sont fournis avec le casque. Je l’ai retiré quand je roulais avec ma R nineT équipée des pneus Continental Conti Road Attack 3 pour donner un style plus roadster. Je l’ai remis avec les Continental TKC80 pour avoir un style plus off road.

Tant qu’on est sur cette partie-là du casque, c’est à ce niveau-là qu’on intervient pour changer la visière, pareil, c’est très simple à déverrouiller, à retirer et à remplacer. Il faut juste mettre le Pinlock de l’ancien écran sur le nouveau. En parlant de Pinlock, il est efficace mais j’ai été à ses limites dans la montagne sous la pluie en montant au col d’Iraty, j’avais de l’eau à l’intérieur, du coup la buée est vite arrivée, j’ai continué ma route visière ouverte, ce qui n’était pas pratique sous la pluie très fine mais qui mouillait bien. J’ai continué à rouler, il ne pleuvait plu sur 50 kms. Une fois le côté intérieur sec, j’ai eu à nouveau de la pluie pendant une heure et là, je n’ai pas eu de buée. L’arrivée sur Biarritz était formidable dans ces conditions. Pour avoir moins de buée, il faut ouvrir l’entrée d’air au niveau de la bouche et du menton pour avoir un peu plus d’air pour ventiler l’intérieur du casque.

Au sujet de l’entrée d’air au niveau du menton, il y a un filtre qui sert si par exemple vous suivez un motard qui lève de la poussière en faisant du tout terrain. Dans mon cas, comme je n’avais personne devant moi et encore moins de poussière, j’ai retiré cette mousse pour avoir plus d’air qui rentre dans le casque. Utile pour retirer la buée mais aussi pour rafraîchir un peu plus si on peut dire ça quand il fait 30°C. Il faisait vraiment chaud sur le retour de Biarritz visière fermée. Au passage quand il fait plus de 28°C, il faut tout ouvrir au maximum mais même là, je trouve que ça ne ventile pas assez. Les tissus COOLMAX® mouille un peu mais sèche vite.

Au niveau du kit audio Sena, je le trouve très bien, le module de commande se trouve à l’intérieur du casque au niveau de la joue gauche donc manipulable avec la main de ce côté en roulant. Il faut par contre ouvrir la visière pour décrocher, changer de musique ou de mode. Il existe une télécommande à mettre sur le guidon, je pense que c’est plus pratique. J’ai beaucoup écouté de la musique pendant mon voyage. J’ai testé des conversations téléphoniques en roulant, c’est bien, le son est correct mais je ne conseille pas l’usage en roulant. Je préfère m’arrêter et continuer la conversation sur le côté en gardant le casque. Je trouve ça dangereux en roulant. On n’est pas assez concentré sur la route. La charge du kit est bonne, je chargeais le soir pour ne pas me retrouver en fin de matinée avec plus de batterie. Neuf heures de moto par jour en moyenne, j’ai découvert pleins de playlist. Je n’ai pas testé l’Intercom malheureusement car il faut rouler avec une personne qui a aussi un kit Sena.

Lors de mon voyage, j’en ai profité pour essayer différentes visières, une légèrement fumée et une miroir. Ça donne un autre style mais ce n’est pas franchement utile vu qu’il y a un écran solaire qui descend bien et qui protège correctement. Disons que c’est bien de mettre une visière de ce genre si vous savez que vous ne roulerez pas de nuit. Je préfère avoir l’écran solaire rétractable en cas de forte luminosité et la visière claire quand je rentre dans un tunnel ou quand je roule la nuit.

J’étais septique au sujet des casques modulables. Après cet essai, j’ai un autre avis. Moi qui roule autant avec un casque jet qu’un intégral, je trouve forcément ici un bon compromis. Au feu rouge, en ville ou avant de démarrer la moto, c’est pratique de pouvoir ouvrir. Un exemple, vous vous arrêtez pendant cinq minutes pour prendre une pause, vous ouvrez le casque pour être plus à l’aise. Pas besoin de le retirer. Par contre dès qu’on dépasse une certaine vitesse selon la protection au vent, il faut rapidement fermer le casque sinon c’est gênant.

Pour conclure, j’aime beaucoup ce Schuberth E1, un casque que je prendrai certainement à chaque grand voyage, j’ai bien aimé son confort, aucun point dur et surtout il y a l’audio. Je l’utilise de temps en temps avec ma R nineT, dans sa configuration actuelle, je ne trouve pas ce casque déconnant. En tout cas si j’avais une BMW R1250GS, il serait souvent sur ma tête.

Prix du casque  : 759€

Prix du kit audio SC10UA : 239€

www.schuberth.com/fr

 

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